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NON AU PROJET EXPERIMENTAL DE GEOTHERMIE PROFONDE DANS LE JURA !

Trop de risques et pas de garanties sérieuses, les jurassiens ne sont pas des cobayes de laboratoire et doivent être mieux considérés par les autorités communales et cantonales, qui ont l’obligation morale de prendre en considération l’avis du peuple pour un projet aussi dangereux, avec des risques importants et irréversibles !

 

Commentaires

  • Ce projet ressemble à un leurre aux intentions douteuses, vu le déroulement de cette affaire. Des résultats uniquement sur papier, mais des dégâts eux, bien réels (notamment à Bâle, séisme de 3,4 et plus de 400 répliques, à St-Gall, séisme de 3,6). Sans parler de tous les autres problèmes possibles (voir «à propos»). C’est probablement pour cela que les autres cantons n’en veulent pas, alors pourquoi à nous, on nous l’impose de force, sans tenir compte de l’avis de la population ? C’est aberrant... il y a des choses dans ce dossier très étonnantes, voir absurdes.

  • Cette affaire est passée quasiment inaperçu aux yeux et aux oreilles des jurassiens. Comment est-ce possible pour un tel projet, d’une envergure nationale et internationale ? Ici nous ne parlons pas de la construction d’une cabane forestière, mais d’expérimentations qui changeront à jamais une partie du paysage Jurassien et la qualité de vie de ses habitants. Donc vous !

  • Quoiqu’il arrive, vous n’aurez rien à gagner, mais par contre, tous les risques sont pour vous ! Ces expérimentations sont prévues pour une durée minimum de 30 ans.

  • Une fois le pied dans la porte, ces promoteurs (extérieurs au canton) ne lâcheront probablement plus rien, puisque c’est en quelque sorte la dernière chance pour eux...Il faut savoir que si ce projet ne fonctionne pas (ce qui est fort probable), il deviendra quasiment impossible pour ces personnes de trouver un autre endroit pour pratiquer ces expériences dangereuses. D’après eux, il faudrait 7, voir 8 installations de ce genre pour le canton du Jura...

  • Par site, il faut minimum 2 forages «à l’aveugle» de 5 km de profondeurs chacun (la hauteur du Cervin). Ils permettront de faire de la fracturation hydraulique sous vos maisons. Cette technique très controversée, est similaire à celle qui est utilisée pour extraire le gaz de schiste ! 400'000'000 de litres d’eau sous pression seront injectés dans le sous-sol de la région ! Avec ces différents procédés, les risques probables sont: séismes, soulèvements ou affaissements de terrain, pollution de l’eau, émanations de gaz sales, explosions, maladies, etc, etc...

    Personne ne peut prédire également ce qui se passera dans les 30 prochaines années. Surtout quand on enfouit à vie, 10km de tuyauterie à des profondeurs abyssales. La nature n’a pas de frontières...le Jura est petit et nul ne sera à l’abri !

     

  • Il faut aussi savoir que sur plusieurs sites retenus dans le canton du Jura pour ce projet expérimental, celui de Haute-Sorne avait les conditions les moins favorables pour ces expérimentations. Malgré ça, il a quand même été retenu et validé (?!). Dans le collimateur des promoteurs, Delémont et Porrentruy sont déjà annoncées !

  • Il existe d’autres alternatives à ce projet très dangereux, beaucoup moins risquées pour la population et qui fonctionnent. Le Biogaz, par exemple.

  • Tous les projets de géothermie profonde petrothermale on rencontré des problèmes, parfois très graves. Il n’y a que très peu de projets de type « petrothermale » dans le monde. La majorité des projets sont hydrothermales. Les risques que court la population sont majeurs, et les renseignements fournis n’ont pas permis à la majorité de la population de se rendre compte de ces risques. Ce projet est « pilote », donc expérimental. Il n’est pas prévu de produire de l’électricité à grande échelle, c’est un projet de recherche. Les risques et les nuisances que ce projet causera aux riverains, dépassent de loin un éventuel bénéfice. La technologie employée n’est pas en soi différente du projet de Bâle, et en plus, le projet de Glovelier sera beaucoup plus grand que celui de Bâle. Le sous-sol profond en Haute-Sorne est totalement inconnu et les experts reconnaissent qu’un séisme grave pourrait se produire. On avance qu’il n’y pas eu de « morts » causé par un projet de géothermie profonde. Une technologie au stade de recherche ne doit pas se vanter d’éviter une éventuelle mortalité, alors qu’il n’est de loin pas exclu qu’il pourrait y avoir des morts. La recherche à potentiel de dangerosité élevé doit se pratiquer loin des habitations. Mis à part la sismicité induite qui est en soi« toujours un pas vers l’inconnu », on avance l’assurance qui réparera les dégâts. Cette assurance ne remettra pas à neuf d’éventuels dégâts, mais rémunéra la réparation seulement. Aucun riverain n’a d’intérêts à ce que sa maison soit fendue. Et pour conclure, la radioactivité qui s’accumule dans tout le réseau de la boucle géothermale. Cette problématique n’a pas été traitée dans le rapport concernant les accidents majeurs, ni par le chapitre concernant l’évacuation des déchets. Comment peut-on gérer de grandes quantités d’eau radioactive sur un site qui sera sujet à des imprévus continuels. Surtout que le site est entouré de terres agricoles et d’une ferme à 200m de distance. A.R.D.

  • Forage - trous - boues Les boues de forages servent à maintenir l’ouverture du forage, refroidir la tête de forage, de la faire tourner: en quelques sortes le sang du forage. Composition assez subtile: eau - poussière de roche (argile) - ajouts différents produit (sel cuisine, polymère (comme de la purée de patate). Fabrication = secret d’entreprise qui ne sont pas friandes d’explications ! Pour les forages profonds, entreprises internationales avec leur méthodes propres. C’est une société privée qui est engagée pour le suivi environnementale. C’est donc la société qui fait le forage qui va mandater et payer un bureau d’ingénieurs pour vérifier que tout est fait dans les règles sur le plan environnemental ! On appelle ça : être juge et partie ! Le Canton contrôle quand même d'après les indications fournies du bureau d ingénieurs. Ce sont des entreprises uniquement étrangères qui sont appelées pour les forages sur un tel site, Selon Felix Schmidt du bureau chargé du suivi environnementale, (émission: prise de terre sur RTS, 2012): les législations ou exigences suisse ne connaissent rien ou ne s’y intéressent pas ! Rassurant... Pour les analyses des boues de forages, on controle si il y a un taux important d’arsenic, plomb, mercure, cadmium, etc... Par contre, aucun test par exemple sur la silice cristalline à particules fines ou le thallium qui est un élément chimique numéro atomique 81, comme voisin mercrure, plomb, fait partie des métaux lourds comme eux, qui se trouvent dans le sous-sol de la terre. C’est donc un poison pour le système nerveux central des mammifères et c’est un poison cumulatif ! Inodores, incolore, la dose létale se situe à 1 gramme de thalium ...le simple fait de le toucher est extrêment dangereux. Effet toxique sur l’homme démontré. Réf: Décharge du bouillet, Bex, forage de Noville. Emission RTS Prise de Terre 2012

  • L’association Géothermie Jura défend les projets expérimentaux prévus dans le Jura, prétextant, en autre, qu’il faut savoir prendre des risques et que nous ne sortirons pas du nucléaire en s’opposant à tous les projets d’énergie renouvelable dans le Jura. A ce stade il est utile et nécessaire de bien préciser que l’initiative cantonale jurassienne lancée par le Comité d’initiative du CRJ (Citoyens Responsables Jura) est dirigée uniquement contre les expérimentations de géothermie profonde dans le Jura et nullement contre les énergies renouvelables et maîtrisées telles que l’énergie solaire, éolienne, hydraulique, la biomasse, etc . A ces débuts, l’énergie nucléaire énonçait l’idée « de progrès définitifs représentant un défi technologique à relever sous peine de rétrograder dans la hiérarchie internationale » !!! ; ou encore « l’emploi de matériaux fissiles est la promesse d’un âge d’or fondé sur des réserves énergétiques illimitées ». !!! Dans la réalité, 5o ans plus tard, l’industrie nucléaire échoue à trouver la moindre solution pour éliminer les déchets radioactifs. Voilà démontré une fois de plus que seuls les réservoirs de belles promesses sont inépuisables. Si aujourd’hui savoir prendre des risques aux yeux des partisans du projet c’est trouver des alternatives au travers de l’utopique géothermie profonde pétrothermale, cela revient à dire à mon sens, qu’il convient de choisir entre la peste et le choléra. Lorsque l’on sait les nombreux risques encourus par l’exploitation de cette technologie pour un rapport très faible et une substitution estimée (sur quelle base ?) à l’énergie nucléaire de maximum 6 % dans notre canton, le jeu n’en vaut absolument pas la chandelle. Face à cette problématique pour moi les choses sont claires. Il faut éviter des problèmes supplémentaires aux générations futures et se battre contre les expérimentations de géothermie profonde petrothermale dans le Jura, des expérimentations que personne ne veut ailleurs en Suisse, ni à l’étranger.

    LQJ 24 novembre 2015