DE QUOI ON PARLE ?

Le Jura, un laboratoire mondial d’expérimentations dangereuses de géothermie profonde petrothermale !

Tel est l’accord signé le 15 juin 2015 par le gouvernement jurassien, sans tenir compte de l’avis de la population. Ce projet risqué pourrait mettre en péril les habitants ainsi que le patrimoine public et privé. Une très grande partie des citoyens ne sont pas informés ou confondent avec de «simples» sondes géothermiques d’une profondeur de 80 à 250m pour les maisons, il n’en est rien ! Le plan directeur cantonal, prévoit 3 projets en priorité: Haute-Sorne, Delémont et Porrentruy

Une poignée de personnes aux agissements discutables et anti-démocratiques.

Malgré plus de 1600 signatures pour un moratoire (en 2014) et des dizaines d’oppositions, le gouvernement jurassien a balayé la contestation. Un comble dans un pays qui prône la démocratie ! Les autorités communales de Haute-Sorne n’ont pas été plus correctes et transparentes, puisque la population locale n’a, d’après leurs agissements, rien à dire. Nous pensons au contraire qu’ils ont, tout à perdre, et rien à gagner !

Malgré les nombreux risques irréversibles, les promoteurs minimisent.

Ce laboratoire expérimental, dans lequel les jurassiens serviront de cobayes, sera dirigé par des promoteurs tous extérieurs au canton, mais dont on peut légitimement douter de la bonne foi, au vu du déroulement à sens unique des séances d’information, leur manière de mener et surtout de clore le débat, n’ayant que faire des résidents de la région et leurs avis.

Au minimum 3 années de nuisances sonores, 24h/24, 7j/7, 365 jours par an !

Ces forages (minimum 2/site) à plus de 5km de profondeur, suivi de fracturations hydrauliques (ou selon les promoteurs, stimulations hydrauliques, hydroshearing, ce sont les mêmes procédés de base et les mêmes dégâts possibles) sous vos maisons. C’est un procédé controversé partout dans le monde et interdit dans un grand nombre de pays et de cantons suisses. Cette technique sert notamment à extraire le gaz de schiste ! 400’000’000 de litres d’eau sous pression avec des tonnes de produits chimiques vont être injectés dans le sous-sol de la région.

10 km de tuyauterie vont être enfouis à vie dans notre sous-sol. Nous pouvons légitemement douter de son étanchéité à terme. Quelles sont les réelles menaces pour les nappes phréatiques ? Personne ne peut nous le dire, pas même les promoteurs. Nous ne pourrons que constater, mais il sera trop tard.

Des expérimentateurs ont provoqué à Bâle, en 2006, un séisme d’une magnitude de 3,4 et de nombreuses répliques conduisant à l’arrêt du forage et des dizaines de millions de francs de dégâts. 10 ans après, l’augmentation de la pression à nécessité la réouverture du trou en 2017 pour tenter d’éviter un nouveau séisme conséquent. Malgré ces erreurs, d’autres promoteurs ont réitéré en 2013 à St-Gall, en expliquant encore et toujours avoir retenu la leçon, et trouvé un nouveau mode opératoire. Résultat: un séisme de 3,6 et également de très nombreuses répliques conduisant à l’arrêt immédiat du forage ! Les séismes de cette nature ne sont pas maitrisables, leur intensité non plus, chaque sous-sol est différent et personne ne peut prétendre savoir ce qu’il va trouver aux environs de 2000m sous terre et à plus forte raison encore moins à 5’000m de profondeur. Personne ! Dame Nature a ses raisons que la raison ne connaît pas !

Pourquoi aucune commune de Suisse ou d’autres pays, ne veulent de cette géothermie profonde petrothermale ?

Que devons nous penser également des risques liés aux émanations de gaz, issus des profondeurs du sous-sol, des possibles boues radioactives chargées de métaux lourds,  mal stockées, ou mal contrôlées ?  Comment juger aussi de ces techniques dites « à l’aveugle», très coûteuses, aux résultats peu probants et inquiétants ? Et si votre terrain s’effondrait ou plus probable, que votre maison se fissure ? Il n’y a aucune garantie que les dégâts soient pris en charge intégralement. Et si vous deviez revendre votre maison ? Pas de compensation pour les pertes de valeur des biens ! L’ensemble du canton n’est pas à l’abri, la nature n’a pas de frontières et ses réactions, sont imprévisibles. Dans le collimateur des promoteurs, les villes de Delémont et Porrentruy sont déjà annoncées ! D’après les promoteurs, il faudrait construire 8 centrales dans le Jura, identiques à celle prévue à Haute-Sorne.

Les dates clefs

Mars 2013 Première présentation du projet de géothermie profonde

Mai 2013    La fiche géothermie profonde du plan directeur cantonal est approuvée par le Parlement jurassien

Mai 2014    Mise en consultation publique et création du Groupe Citoyens de Haute-Sorne responsables qui lance une pétition      demandant un moratoire sur ce projet de géothermie

Juin 2014   Dépôt de la pétition munie de plus de 1600 signatures

Juillet 2014 Constitution de Géothermie Jura, société favorable à la géothermie

Octobre 2014 Dépôt public du plan spécial

15 juin 2015 Le projet de Glovelier reçoit le feu vert du canton. Les 1600 signatures et la trentaine d’oppositions ne sont plus prises en compte

Août 2015 Le Groupe Citoyens de Haute-Sorne dépose un recours auprès du Tribunal cantonal

Mai 2016 Constitution de l’association Citoyens responsables Jura CRJ, opposée à la géothermie dans le Jura

Juillet 2016 Une initiative cantonale contre le projet de géothermie profonde est validée

Décembre 2016 La Cour administrative approuve le plan spécial de géothermie profonde

Janvier 2017 Un collectif de neuf personnes choisit de faire recours devant le Tribunal fédéral

Avril 2017  l’Association  CRJ Citoyens Responsables Jura dépose une initiative cantonale « contre la géothermie profonde » munie de 4’200 signatures (minimum exigé 2000 signatures)

Mai 2017 Par arrêté le Gouvernement jurassien constate la validité formelle de l’initiative « contre la géothermie profonde dans le Jura »

Juillet 2017 Réouverture du puits de forage abandonné en 2009 à Bâle afin d’abaisser la pression et limiter les risques sismiques dans la région rhénane

Août 2017 Message du Gouvernement jurassien à l’attention du Parlement lui proposant de constater la validité matérielle de l’initiative

Novembre 2017  Séisme d’une magnitude de 5,4 sur l’échelle de Richter dans le Sud-Ouest de la Corée du Sud. Géo-Energie Suisse participe au projet.

Novembre 2017  Par arrêté du 22.11.2017, le Parlement jurassien a déclaré valable au fond l’initiative populaire « Contre la géothermie profonde dans le Jura »

Novembre 2017 Le Gouvernement jurassien exige des garanties consécutivement au séisme en Corée du Sud. Si un lien de causalité est établi entre les forages et le séisme il réévaluera le risque pour le projet de Haute-Sorne et, si celui-ci n’est pas acceptable, il déclare vouloir l’arrêter. Il déclare en outre vouloir nommer une commission d’experts et n’autorisera pas de travaux avant une analyse globale.

Novembre 2017 Deux recours contre l’arrêté du Parlement jurassien du 22.11.2017 sont déposés devant la Cour constitutionnelle du Tribunal cantonal jurassien par MM Christophe Schaffter et M. Yves Gigon. 

Janvier 2018 Pour faire suite à la requête de CRJ, Monsieur le Président de la Cour constitutionnelle a appelé en cause CRJ dans le cadre dudit recours.

Les Jurassiens ne sont pas des rats de laboratoires !

Ci-dessous, une petite explication concernant les différences entre la géothermie hydrothermale et la géothermie petrothermale (le projet prévu dans le Jura). Vous comprendrez que ce sont deux procédés bien différents, même si parfois les promoteurs jouent sur la méconnaissance du public, en comparant l’incomparable. Par exemple lorsqu’ils citent l’Allemagne, Paris, Rittershorfen ou encore Riehen près de Bâle (géothermie hydrothermale) comme références à ce qui va se faire dans le Jura. Il n’en est rien ! Ce sont des projets totalement différents, comme vous pourrez le constater ci-dessous:

DESSIN PETROHYDRO