DE QUOI ON PARLE ?

Le Jura, un laboratoire expérimental de géothermie profonde !

Tel est l’accord signé le 15 juin 2015 par le gouvernement jurassien, sans tenir compte de l’avis de la population. Ce projet risqué pourrait mettre en péril les habitants ainsi que le patrimoine public et privé. Une très grande partie des citoyens ne sont pas informés ou confondent avec de «simples» sondes géothermiques, il n’en est rien ! Le plan directeur cantonal, prévoit 3 projets en priorité: Haute-Sorne, Delémont et Porrentruy

Une poignée de personnes aux agissements anti-démocratiques.

Malgré plus de 1600 signatures et des dizaines d’oppositions, le gouvernement jurassien à balayé la contestation. Un comble en 2016, dans un pays qui prône la démocratie ! Les autorités communales de Haute-Sorne n’ont également pas été correctes, puisque la population locale n’a, d’après leurs agissements, rien à dire. Nous pensons au contraire qu’ils ont, tout à perdre, rien à gagner !

Malgré les nombreux risques irréversibles, les promoteurs minimisent.

Ce laboratoire expérimental, dont vous serez les souris, sera dirigé par des promoteurs tous extérieurs au canton, dont on peut légitimement douter de la bonne foi, au vu du déroulement à sens unique des séances d’information, et leur manière de clore le débat, n’ayant que faire des résidents et leurs avis.

Au minimum 3 années de nuisances sonores, 24h/24, 7j/7, 365 jours par an !

Ces forages (minimum 2/site) à plus de 5km de profondeur, suivi de fracturations hydrauliques (ou stimulations hydrauliques, hydroshearing, même procédés de base et même dégâts possibles) sous vos maisons. C’est un procédé controversé partout dans le monde. Cette technique sert notamment à extraire le gaz de schiste ! 400’000’000 de litres d’eau sous pression avec des produits chimiques vont être injectés dans le sous-sol de la région (pour les forages profonds: nombreuses bactéries dont le desulfovibrio desulfuricans qui produit du sulfure d’hydrogène, très toxiques, Gaz H2S. Il faut donc mettre des biocides, notamment, dans les boues pour exterminer ces bactéries et éviter qu’elles ne remontent à la surface). Selon le chimiste CRNS, André Piquot , toxicochimiste ingénieur en chimie biologie, président de ATC Toxicologie: »Les couches traversée lors de forages profonds, contiennent une flore microbienne importante, donc obligation d’utiliser du Biocide, aucun doute » émission RTS Prise de Terre 2012.

10 km de tuyauterie vont être enfouis à vie. Nous pouvons douter de l’étanchéité à terme. Quelles sont les réelles menaces pour les nappes phréatiques ? Personne ne peut nous le dire, pas même les promoteurs. Nous ne pourrons que constater, mais il sera trop tard.

Des expérimentateurs ont causé à Bâle, en 2006, un séisme de 3,4 et de nombreuses répliques. Malgré ces erreurs, d’autres ont réitéré en 2013 à St-Gall, en expliquant avoir retenu la leçon, et trouvé un nouveau mode opératoire. Résultat: un séisme de 3,6 et également de nombreuses répliques ! Les séismes ne sont pas maitrisables, l’intensité non plus, chaque sous-sol est différent et personne ne peut prétendre savoir ce qu’il va trouver aux environs de 2000m sous terre et plus bas. Personne !

Pourquoi aucune commune de Suisse ou d’autres pays, ne veulent de cette géothermie profonde petrothermale ?

Que devons nous penser aussi des risques d’émanations de gaz sales, issus des profondeurs du sous-sol, des possibles boues radioactives chargées de métaux lourds,  mal stockées, ou mal contrôlées ?  Comment juger aussi ces techniques « à l’aveugle», très coûteuses, aux résultats peu probants et inquiétants ? Et si votre terrain s’effondrait ou plus probable, que votre maison se fissure ? Il n’y a aucune garantie que les dégâts soient pris en charge intégralement. Et si vous deviez revendre votre maison ? Pas de compensation pour les pertes de valeur des biens ! L’ensemble du canton n’est pas à l’abri, la nature n’a pas de frontières et ses réactions, sont imprévisibles. Dans le collimateurs des promoteurs, Delémont et Porrentruy sont déjà annoncées ! D’après les promoteurs, il faudrait 8 centrales dans le Jura, comme celle prévue à Haute-Sorne.

Les Jurassiens ne sont pas des rats de laboratoires !

Ci-dessous, une petite explication concernant les différences entre la géothermie hydrothermale et la géothermie petrothermale (le projet prévu dans le Jura). Vous comprendrez que ce sont deux procédés bien différents, même si parfois les promoteurs jouent sur la méconnaissance du public, en comparant l’incomparable. Par exemple lorsqu’ils citent l’Allemagne, Paris ou encore Rittershoffen (hydrothermale) comme références à ce qui va se faire dans le Jura. Il n’en est rien ! Ce sont des projets totalement différents, comme vous pourrez le constater ci-dessous:

DESSIN PETROHYDRO